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5 - La numération binaire
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"La plus simple de toutes, un ordre merveilleux".
Ainsi s'exprimait Leibnitz qui contribua à diffuser l'usage du calcul binaire dans les milieux scientifiques à la fin du XVIIème siècle.
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Mais l'usage de ce mode de calcul est beaucoup plus ancien.
Les chinois l'avaient déjà utilisé plus de trois millénaires avant notre ère, dans une représentation au moyen de lignes continues ou brisées (le Je-Kim de l'Empereur Fo-Hi).
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Ce que l'on sait moins, c'est que Néper, l'inventeur des logarithmes, propose également cette méthode de calcul dite "de l'échiquier".
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C'est à partir des années 1930 que l'usage du binaire est préconisé dans la réalisation de calculateurs par deux français, précurseurs : Raymond Valtat et Louis Couffignal. Raymond Valtat prit un brevet en 1932 et Louis Couffignal, chercheur au CNRS, publia sa thèse en 1938, dans laquelle il décrit de façon assez précise l'architecture générale des premiers ordinateurs.
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Aujourd'hui, à l'ère du tout numérique, le système binaire permet d'unifier toutes les représentations de l'information : les nombres, le texte, l'image, le son, et toutes les formes de calcul.
L'ordre merveilleux de Leibnitz, qui voulait voir dans le système binaire, l'image de la Création, trois siècles plus tard, en train de s'établir ?
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